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L’alimentation des esquimaux : un modèle à suivre?

Pour justifier leurs choix nutritionnels, les régimes cétogènes (riches en protéines et gras, et Le pauvres en glucides – type Atkins, Dukan…) ont pris en exemple l’alimentation des esquimaux (inuits) afin de prouver que l’homme doit manger beaucoup de viande.

Prônant au contraire une alimentation riche en glucides et féculents et pauvre en gras, Dr. McDougall nous parle de l’aberration d’une alimentation hyper-protéinées et hypo-glucidique en analysant l’alimentation des esquimaux ainsi que leur état de santé.

Voici un extrait de conférence donnée par le Dr. McDougall.

 

Cette vidéo a été sous-titrée et traduite par Douce Frugalité qui a fait un super boulot pour que les francophones puissent eux aussi bénéficier de ces informations.
Merci 🙂

Est-il légitime de se fier à l’alimentation d’une population qui vit dans des conditions extrêmes et qui survit à peine à cet environnement ? Voici ses réponses :

Côté nutrition

L’alimentation des esquimaux est largement composée d’aliments d’origine animale (baleine, ours polaire, phoque, morse, poisson…) Elle est donc riche en protéines, lipides, cholestérol, et pauvre en glucides, vitamine C, fibres.

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Taux des macronutriments de différentes alimentations:

Esquimaux      50 % lipides 35 % protéines 15 % glucides

USA                    40 % lipides 20 % protéines 40 % glucides

McDougall          8 % lipides 12 % protéines 80 % glucides

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Il est à noter que l’esquimau n’obtient pas d’énergie à partir des protéines qu’il ingère, mais à partir de la graisse/des lipides.

Aussi, au delà de 35 % de protéines, l’homme souffre du jeûne du lapin ( ou mal du caribou). Le corps tombe malade. C’est à peu près la limite supérieure de protéines que l’on peut consommer.

De plus, consommant la viande le plus souvent fraîche ou crue, le glycogène contenu dans le muscle permet aux esquimaux d’obtenir assez de sucre pour ne pas forcément entrer en cétose.

Côté santé

Leur espérance de vie est de 10 ans de moins que les non esquimaux – ils semblent jeunes, forts et en forme, mais on voit rarement des personnes de plus de 60 ans.

Ils sont atteints d’athérosclérose.

De plus, les esquimaux, toutes tranches d’âge confondues, souffrent d’ostéoporose (diminution de la densité minérale osseuse) à cause de leur régime alimentaire acidifiant et pauvre en calcium (l’étude date de 1974).
L’ostéoporose est due à la consommation des protéines animales. Lors de leur digestion, elles produisent des acides (sulfuriques). Le corps pioche alors dans ses réserves de calcium (les os) pour neutraliser cette acidité et revenir à un ph basique. Et c’est ainsi qu’on souffre d’ostéoporose.

Côté environnement

Les esquimaux sont une des populations les plus polluées car ils sont le dernier maillon de la chaîne alimentaire. Les polluants sont solubles dans la graisse et se propagent de maillon en maillon en s’accumulant au fur et à mesure.

végétaux/algues ← animaux herbivores ← animaux carnivores ← hommes

Le lait des femmes esquimaux qui allaitent contient 5 à 10 fois plus de polluants que les femmes du sud du Canada.

Synthèse

Les esquimaux :

  1. Ne vivent pas longtemps,
  2. Ont des problèmes d’athérosclérose,
  3. Ont des os fragiles – ostéoporose
  4. Et accumulent les substances polluantes dans leur organisme
  5. (sans parler des problèmes chroniques de constipation – typique chez les personnes suivant un régime hyper-protéiné).

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2 réflexions sur “L’alimentation des esquimaux : un modèle à suivre?

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