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Sugar vs Fat – Traduction en français du reportage 1/3

Je viens de découvrir un documentaire surprenant, Sugar vs Fat, qui compare les effets du sucre et du gras sur notre organisme. Deux jumeaux, donc ayant le même ADN, vont s’y coller. Pendant un mois, le premier testera une alimentation riche en sucre alors que le second une alimentation riche en gras.  Je n’ai pas trouvé le reportage sous-titré en français ou en version française, alors j’ai traduit ici l’ensemble de ce qui y est dit.

Qui est l’homme à abattre ? Le sucre ou le gras ?

Alors que l’on distingue le mauvais du bon gras, de plus en plus, notre société pointe du doigt le sucre qui devient peu à peu l’ennemi n°1. La plupart des régimes conseillent l’élimination du sucre pour ne pas faire monter le taux de sucre (c’est-à-dire l’indice glycémique) du sang et ainsi fatiguer le pancréas qui devra produire beaucoup d’insuline pour ranger tout ça.

Personnellement, j’ai perdu 10 kg en suivant une alimentation à indice glycémique bas, très satisfaisante et sans aucune restriction calorique.

Le Paléo en vogue

L’alimentation qui s’impose ses derniers temps s’apparente au régime paléo : très peu de sucre -donc exit les céréales et les fruits à indice glycémique haut-, des légumes, du « bon » gras -huile, noix et avocat, pas de produits laitiers- et des protéines –œufs, poisson, viande-, avec souvent des restrictions au niveau des portions… je simplifie rapidement, ne m’en voulez pas.

Végétarisme, crudivorisme, frugivorisme…

A mon passage au végétarisme, j’ai découvert le crudivorisme (à cette époque je ne savais même pas qu’il pouvait y avoir des personnes sur notre planète qui s’alimentaient autrement que moi et surtout de cette façon!), et en particulier les frugivores qui se gavent de fruits et ont une santé de fer. Stupéfiant au vu des indices glycémiques de certains fruits (comme souvent citées les bananes et les dattes) qui devraient les rendre malades et qu’ils engloutissent sans aucune limite, sinon jusqu’à leur sensation de satiété. Ils rejettent le gras en masse, en consomme un minimum (1/3 d’avocat ou 5 amandes par jour). Ils ne parlent pas de protéines mais d’acides aminés (ce qui, je pense, est beaucoup plus sensé) et se foutent royalement de savoir s’ils ont assez de tout ce qu’il faut, ils pètent la forme !

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Sugar vs Fat

Pour en revenir au reportage Sugar vs fat, je vais tâcher de traduire le plus objectivement possible l’ensemble du documentaire avec mon modeste anglais, reporter les résultats surprenants et très instructifs tirés de cette expérience, ainsi que faire émerger les problématiques et questionnements que nous rencontrons tous au quotidien en ce qui concerne nos choix alimentaires.

À partir de maintenant, tout ce qui est écrit ci-dessous est énoncé dans le reportage, sans intervention partiale de ma part.

Introduction

Le premier jumeau se nomme Chris, est médecin en Angleterrele gras est le premier accusé responsable de l’augmentation des maladies cardio-vasculaires et de l’obésité dans le Royaume-Uni.
Par conséquent, c’est lui qui mangera exclusivement des aliments sucrés : il a droit aux céréales (pâtes, riz, pizza, pain…), aux fruits et légumes (comme les pommes de terre), aux sucreries, sodas, aux fruits secs…

Le deuxième s’appelle Xand, vit aux États-Unisl’ennemi numéro 1 est le sucre. Il mangera exclusivement des aliments riches en gras : il a droit aux produits laitiers (crème, beurre, fromage…), à la viande et charcuterie, aux poissons gras, œufs, quelques légumes verts…
Xand devine déjà qu’il aura mauvaise haleine pendant un mois et qu’il aura tendance à la constipation puisque son régime ne contient pratiquement pas de fibres.

Ils n’ont aucune restriction calorique, ils peuvent manger autant qu’ils le veulent.

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Les hypothèses de départ sont :

  • Les gras saturés augmentent notre mauvais cholestérol et nous font prendre du poids, ils se déposent tout le long des artères et empêchent le sang d’irriguer correctement notre cerveau et notre coeur.
  • Le sucre augmente notre glycémie et entraîne des dérèglements hormonaux ainsi qu’une surproduction d’insuline qui fatigue notre pancréas, il nous fait lui aussi prendre du poids et nous conduit à avoir du diabète.

Avant de se lancer, on contrôle la santé des jumeaux.

Leur masse grasse représente environ 22 et 26 % de leur masse corporelle, et il est stipulé que l’augmentation de masse grasse augmente les risques de développer du diabète, du cholestérol, des maladies cardio-vasculaires, avc

1er test sur les capacités intellectuelles du cerveau

Au bout de 2 semaines de régime exclusif, ils passent un premier test multitâche de simulation boursière qui demande concentration, mémoire et prise de décision.

Il s’agit de constater combien ce que l’on mange peut affecter nos réactions face à notre quotidien.

Xand rencontre rapidement des difficultés, il semble manquer de fuel, il n’a plus assez de réserve de glucose dans son organisme. Effectivement, notre cerveau, pour fonctionner correctement, a besoin de glucose et exclusivement de glucose.

Mais notre corps a de merveilleuses ressources, il sait transformer le gras en énergie, ce qui s’appelle la cétogénèse. Malheureusement ici, cette habileté n’est pas efficace. Le cerveau utilise les glucides en particulier pour avoir de la mémoire, et s’il n’a pas assez de glucose à disposition (ou en stock), il peut se dérégler lorsqu’on doit le solliciter pleinement.

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Chris, de son côté, reste concentré et a de bien meilleurs résultats côté mémorisation.

Le cerveau consomme à lui tout seul 60 % du sucre que nous consommons. Avoir une alimentation contenant beaucoup de sucre augmente la qualité de notre mémoire. Quelle que soit la forme de sucre consommé, il sera réduit en fructose ou en glucose par exemple.

A 3 semaines, Xand est en manque de glucides.

2ème test sur la sensation de satiété et la quantité d’aliments ingérée

Après un petit déjeuner à calories équivalentes, lors du déjeuner, Xand va avaler 125 kcal alors que Chris 1200 kcal !

Xand privilégie les bons gras c’est-à-dire mono et poly-insaturés comme l’huile d’olive, les poissons et les œufs, mais il ingère aussi des saturés comme ceux de la viande et du fromage qu’il recommande de ne pas en manger plus de 30 g. par jour sous peine de voir augmenter le mauvais cholestérol (ce qui fait débat dans le milieu scientifique). Par contre il n’y a aucune ambiguïté en ce qui concerne les acides gras trans que l’on retrouve dans les produits manufacturés comme les biscuits, les plats préparés… Non seulement ils augmentent notre taux de LDL (mauvais cholestérol) mais baissent celui de HDL (bon cholestérol). De ce fait Xand explique qu’il n’a pas le droit d’en manger au cours de cette expérience.

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Il est précisé que :

1 g. de glucide = 4 kcal.
1 g. de lipide = 9 kcal.

1 g. de lipide a plus du double de calories qu’1 g. de glucide.

Il est donc normal que Xand se sente plus vite rassasié puisque les aliments gras sont plus denses au niveau calorique, alors que Chris continue tranquillement d’avaler des portions volumineuses.

Notre corps transforme plus facilement les lipides en réserve de graisse corporelle que les glucides, mais les deux sont utilisés pour nous fournir de l’énergie.

3ème test d’endurance et d’énergie

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